Aux hausses de prix incessantes à la pompe s’ajoutent désormais des pénuries de carburant qui compliquent fortement nos trajets quotidiens. Le constat est clair : entre des prix records et des réservoirs vides, les salariés sont pénalisés , c’est la double peine!
Pour la CFDT, la situation n’est plus tenable : le travail ne doit pas devenir une charge financière.
La réponse de la Direction VS Nos exigences
Alors que nous demandons des aides concrètes, la Direction se contente de nous suggérer « l’éco-conduite« . Elle nous suggère de rouler moins vite ou de couper le chauffage. Si la démarche écologique a du sens, elle ne répond absolument pas à l’urgence du pouvoir d’achat !
La CFDT demande des mesures immédiates:
- Télétravail d’urgence : L’octroi de jours supplémentaires pour limiter les trajets et pallier le manque d’essence.
- Prime Carburant : Une aide financière directe pour compenser vos frais de déplacement réels.
- Négociations durables : L’ouverture de discussions pour protéger nos salaires face à l’inflation.
💡 L’Éclairage Légal : Que dit le Code du travail ?
voici les leviers juridiques sur lesquels nous nous appuyons :
- Le Télétravail exceptionnel : L’article L1222-11 du Code du travail prévoit qu’en cas de « circonstances exceptionnelles », la mise en œuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité et garantir la protection des salariés.
- La Prime Carburant : L’article L3261-3 du Code du travail autorise l’employeur à prendre en charge tout ou partie des frais de carburant engagés par ses salariés pour leurs trajets domicile-travail. Cette prime est d’ailleurs exonérée de cotisations sociales sous un certain plafond.
- Les Négociations Annuelles (NAO) : L’article L2242-1 rend obligatoire la négociation sur la rémunération et le temps de travail. Face à une inflation exceptionnelle, il est tout à fait légitime de demander l’ouverture de discussions salariales anticipées ou complémentaires.
